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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 18:30

XI

Ce n’est que lorsqu’ils se retrouvèrent dans la « tanière » de Jean (c’est ainsi qu’il avait baptisé sa chambre d’étudiant), que le jeune homme avait découvert la surprise que Natacha lui avait réservée.

Après s’être versé un verre (Natacha se sentait finalement un peu mieux…), ils s’étaient assis côte à côte sur le canapé. Jean, soudain plus entreprenant, avait glissé une main entre ses cuisses. Glissant doucement ses doigts le long des bas, il s’était soudain immobilisé.
Il lui avait jeté un regard un peu fou.
- Tu as mis des bas… des vrais ? Comme dans les films ?
Elle n’avait pas répondu tout de suite. L’annulaire de Jean, longeant l’arrête du bas, s’était alors aventuré sous le nylon, caressant la peau lisse et tendre de l’intérieur de sa cuisse.
Elle avait cru perdre connaissance tant son émotion était intense.
- Tu n’avais pas remarqué avant?

- Euh, ben, non…
- Et c’est tout l’effet que ça te fait ? lui reprocha Natacha, feignant d’être piquée au vif.
- En fait, à vrai dire, un ou deux détails m’ont intrigué. La texture de tes bas m’a paru différente de celle des collants que tu mets parfois, et il y a cette zone un peu plus sombre, que j’ai entrevu l’éclair d’un instant en haut de la cuisse, quand tu as croisé les jambes. Mais surtout j’ai cru sentir, à un moment donné, une petite bosse sous ta robe, là, devant.
Ce disant, il avait dessiné de l’index un cercle parfait autour du bouton d’une de ses jarretelles.

- Et puis cette façon que tu avais de serrer les jambes l’une contre l’autre, avec une force plus grande… Je me posais des questions – sans vouloir t’en poser, pour ne pas te paraître « lourd ». Je n’y connais pas grand-chose, mais j’avais ma petite idée. Je dois t’avouer que j’étais très impatient de me retrouver en tête à tête avec toi. Quand tu as proposé de rentrer directement, je n’ai pas vraiment insisté pour te contrarier, alors que j’avais vraiment faim (et pas seulement de toi !), pas vrai ?
Natacha était un peu interloquée. Et dire qu’elle croyait mener le bal… Ce cher Jean était décidément plus finaud qu’il n’y paraissait ! Elle se releva et lui lança, provoquante :
- Tu veux les voir ?

Jean ne répondit pas. Il s’agenouilla à ses pieds et entreprit de remonter lentement la robe, dévoilant l’ourlet dentelé de la combinaison, puis le revers plus sombre des bas. Il posa son visage entre ses jambes et huma délicatement ces dessous d’un genre nouveau qu’il ne lui avait encore jamais vu porter.
- ça sent bon.
Il posa joue contre la soie satinée de la combinaison.
- C’est délicieusement doux… et frais. Qu’est-ce que c’est ce tissu ?
- De la soie.
- C’est beau, cette dentelle. On voit les bas dessous, plus sombres. Cela me fait bander.
Continuant son exploration, il découvrit enfin les jarretelles, auxquelles les bas étaient délicatement arrimés. Le nylon, pincé, faisait de petites fronces. Il examina longuement les rubans, testa leur tension du doigt, puis les humecta du bout de la langue.
La cérémonie sembla durer une éternité à Natacha, qui essayait tant bien que mal de ravaler un violent désir de passer à des jeux moins subtils.
- ça te plaît ? demanda la jeune femme, mutine.
Il se leva sans mot dire et l’embrassa longuement.
- Mon amour. C’est une merveilleuse surprise. Tu es sublime…

Il la contemplait avec une pointe de curiosité dans le regard.
- Je connais bien tes goûts pour les fringues vintage ; mais j’avoue que là, tu m’épates... Quelle mouche t’a piquée ?
- Je t’expliquerai… une autre fois…, lui susurra-t-elle en posant son index sur ses lèvres.
Bien qu’elle soit impatiente de lui raconter le fin mot de l’histoire, Natacha avait de tout autres désirs que de faire des confidences. Elle ôta ses souliers et entraîna Jean vers le lit. Il retira sa culotte d’un geste un peu malhabile (elle faisait mine de s’accrocher aux jarretelles !) et la porta à son nez, ne pouvant résister à l’envie d’en humer le parfum. Les caresses redoublèrent d’intensité entre les amants. Jean avait une trique monstrueuse !

Ce soir là, pour la première fois de sa vie, Natacha fit l’amour tout habillée. Au diable la robe troussée… et la peur de filer ses bas. Ce fut délicieusement bon.

natacha-11.jpg

Image empruntée (une fois encore!) à GentlemanW, parue sur Paperblog

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Published by Léo le Chat - dans Un peu de poésie...
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commentaires

JdCblog 19/03/2012 09:27

Oui, le froid revient et avec lui, les bas.

Léo le Chat 22/03/2012 09:19







caroline 17/03/2012 15:38

ça y est ça chauffe ;-)
c'est presque dommage, j'aimais bien l'attente...

Léo le Chat 18/03/2012 10:30



Vous ne perdez rien... pour attendre. Je n'ai pas encore dit mon dernier mot. Mais là, à ce point du récit, il me semble qu'il fallait qu'il se passe quelque chose de "fort"....



JdCblog 15/03/2012 14:42

Ouh là, Léo, vous avez l'art de passer d'un extrême à l'autre : Bander... Trique... Même moi, je ne serais pas allée aussi loin. En tous les cas, Léo, vos mots m'ont troublée. J'en connais un qui
va en profiter même si, avec ce beau temps, j'ai laissé tomber mes bas.

Léo le Chat 18/03/2012 10:29



Eh eh... le froid revient...!



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