Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
Pour tenter une esquisse de réponse à la question existentielle posée par Cassiopée dans un précédent commentaire, voici quelques réflexions que je vous livre, brutes de décoffrage. C'est avec plaisir - et en toute humilité - que je prendrai connaissance des remarques et compléments que ces quelques lignes consacrées à un sujet stratégiquement important pourraient susciter!
La question de la culotte revient invariablement pour peu qu’on s’intéresse aux dessous féminins. Si la culotte, dans toutes ses déclinaisons, jusqu’à la plus minimaliste, j’ai parlé du string, est considérée aujourd’hui comme un élément intouchable de la lingerie fémine, ce n’a pas toujours été le cas. Pendant des siècles, la culotte, considérée comme spécifiquement masculine, à l’instar des pantalons, n’a pas été autorisée aux femmes, pas plus comme vêtement de dessus que comme culotte de dessous. Les chemises, relativement longues, portées sous les corsages ou les corsets, faisaient en fait office de culotte de dessous, auprès de la gent féminine comme auprès des messieurs. La culotte de dessous est en fait une invention récente promue par les hygiénistes dès la fin du 19ème siècle…
L’adoption, pour tenir les bas, de jarretelles solidaires au corset, à la même époque, provoque une petite révolution : entravée par les jarretelles, la chemise tombe mal ; elle raccourcit progressivement, favorisant l’adoption de grandes culottes de dessous bordées de froufrous, le plus souvent fendues, afin de permettre de se soulager plus aisément.
Avec l'avènement de la lingerie moulante portée à même la peau (combinés, gaines) et la fin des grandes culottes froufroutantes, le problème s'est posé autrement. Mettre un slip ou une petite culotte sous une gaine ou un combiné muni de jarretelles était certes élégant (c'est d’ailleurs la solution choisie dans les catalogues de dessous) mais guère pratique. Pour des raisons de commodité évidentes, on préfère alors porter la culotte par-dessus. Cette pratique, qui pose problème esthétiquement, en a toutefois rebuté plus d’une, et quantité d’élégantes ne voyaient aucun mal à ne pas mettre de culotte du tout, n’en déplaise à notre sensibilité et à notre pudeur d’hommes et de femmes du 21ème siècle… Quant à celles qui préféraient « assurer », les plus soucieuses de leur image pouvaient retirer discrètement l’objet du délit au moment opportun…