Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
Cette odeur fraîche de coton damassé. Un coutil serré. Solide. Presque impénétrable, n’était-ce la luminescence irréelle générée par le satin. Un vrai corset, qui épouse. Au sens fort. Qui épouse ce corps tout en rondeurs alanguies. Une femme. Une femme prisonnière de sa féminité, mais qui se joue divinement des contraintes. L’ébauche d’un laçage, comme une invitation. Le ruban d’une jarretelle tendu sur la courbe pleine de la hanche.
Poser ma main sur l’arrondi de la taille, divinement creusée. Révélée. Sentir sous ma paume hésitante la force troublante du corset, les baleines, rigides et souples à la fois… Imaginer son corps. Le lui dessiner dans l’oreille, humide de désir, à la pointe de la langue. Admirer le miracle de ses épaules rondes, libérées de toute entrave. Baiser délicatement sa nuque magnifiée par un chignon de fortune. Avoir tellement envie d’elle. D’elle tellement. D’elle. Détendre un à un les croisillons roses des lacets. Systématiquement. Avec application. Dans un effort d’ordre et de méthode surhumain, tant la main tremble et s’égare dans sa mission. La libérer de l’étreinte, petit à petit. Dégrafer enfin le corset. Détacher les bas. L’un après l’autre, les faire glisser délicatement le long de ses cuisses frissonnantes. Dégager les genoux. Les mollets à présent. Les chevilles… la pointe des pieds. Etreindre sa taille entre mes mains. Incroyablement tendre et douce. Lécher son ventre rebondi. Le baiser longuement.
Laisser monter le désir à la surface du monde. Comme une vague écumant, venue de très loin. Cheval rongeant son frein. Sa bouche, ses seins. Mon sexe dans le sien. Enfin.