Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
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Jean l’attendait devant le cinéma, comme convenu. Ils s’embrassèrent comme seuls le savent de jeunes amants, puis pénétrèrent dans la salle obscure. Jean, gentleman, s’était muni de billets au préalable. Ils choisirent deux places un peu à l’écart, pas trop près de l’écran. Natacha enleva son manteau et le posa à côté d’elle.
- Tu as mis ta petite robe noire ? Cela me fait plaisir !
Ils se regardèrent. Natacha lui sourit. Elle s’assit.
Alors qu’elle s’enfonçait dans le fauteuil de velours cramoisi en veillant à garder les genoux serrés, une légère tension sur ses bas les lui rappela à son bon souvenir. Durant le trajet, elle n’y avait plus pensé. Elle fut saisie d’inquiétude. « Pourvu que les jarretelles ne lâchent pas ! » se dit-elle en elle-même. « Je serais belle… et Jean qui ne se doute de rien… pour une surprise, se serait une sacrée surprise… ! ».
Fausse alerte. Apparemment, le porte-jarretelles tenait vaillamment la route. Tout allait bien.
Ou presque. Les bas empruntés à Iryna étaient anciens. Leurs revers étaient relativement large. Natacha avait l’impression, une fois enfoncée dans le fauteuil, qu’ils arrivaient presque à la hauteur de l’ourlet. Il lui semblait les deviner sous la robe, qu’elle tendit du mieux qu’elle put. Mais peut-être n’était-ce que l’ombre portée de celle-ci sur le nylon ?
Jean l’embrassa longuement, passant sa main dans ses cheveux, noués en un chignon un peu fou. Apparemment, il n’avait rien remarqué.
Et puis vint le moment où Jean posa la paume de sa main sur le genou de la belle, reproduisant un geste auquel aucun homme ne sait résister quand il aime une femme, et que cette femme, assise à ses côtés dans le noir, porte une jupe.
Il la regardait. Se tournant vers lui, elle crut découvrir dans son regard une intensité particulière.
- C’est doux, tes bas.
Les jeunes gens s’embrassèrent à nouveau. Le silence se fit : la séance débutait.
Pendant la projection, Jean posa à nouveau plusieurs fois sa paume large et chaude sur le genou plié de Natacha, se jouant de sa rondeur. De toute évidence, il prenait un plaisir certain à ce jeu.
Qu’arriverait-il si d’aventure Jean s’avisait d’étendre son geste en remontant le long de sa cuisse ?
Sous l’emprise de cette pensée, mêlée à une caresse aussi tendre qu’indiscrète, Natacha ressentait une certaine excitation, qu’elle tenta de dissimuler autant qu’elle put.
Jean, dont l’attention était visiblement plus mobilisée que la sienne par le film, resta cependant sagement au stade du genou.
A un certain moment cependant, il l’embrassa longuement, et elle crût sentir ses doigts s’enhardir. Un frisson la parcourut, qu’il mit apparemment sur le compte du baiser.
La projection arrivée à son terme, les deux amoureux se relevèrent. Natacha prit le manteau déposé à côté d’elle et le passa sur son bras. C’est alors qu’elle s’aperçut que les bas « pochaient » au niveau des genoux. De toute évidence, ils avaient mal supporté cette longue séance assise…
Natacha, qui se sentait mal dans sa peau, priait pour arriver au plus vite à proximité des lavabos… si possible avant que Jean ne la voit ainsi. Dès qu’elle repéra le petit logo représentant une femme en jupe schématisée, elle s’y précipita, prétextant un besoin urgent.
Une fois seule, elle réajusta ses bas du mieux qu’elle put. Plus de peur que de mal, heureusement ! Cette expérience refroidit toutefois son intérêt naissant pour le porte-jarretelles… Contrariée, elle prétexta une migraine soudaine pour éluder la perspective d’un repas au restaurant entre amis.
Fragment d'une Image (en définition minimale) empruntée ami Gentleman W., Nylon-volupté