Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
Nous voici à la porte de 2013, millésime que je souhaite plein de découvertes et de rencontres passionnantes à tous les visiteurs de ce blog.
Voilà presque un demi-siècle que les jupes et les bas ont disparu de la garde-robe quotidienne des femmes, tous âges et origines sociales confondus. Deux générations.
Il y a eu l’« invention » de la mini qui, d’Angleterre, a bouleversé tout l’Occident. Les bas ont été balayés en quelques années par les collants, plus adaptés aux ourlets haut perchés. Le pantalon s’est imposé dans la foulée. Plus pratique, moins sexué. Libre, au fond.
Le jean, symbole de toute une génération, est devenu depuis une trentaine d’années un « must » pour les deux sexes, jeunes et moins jeunes.
Cette uniformité est aujourd’hui ressentie comme un peu ennuyeuse, voire triste, par une frange de la population. Des filles et des femmes reviennent aux jupes, et quelques-unes d’entre elles découvrent que les bas, ceux qu’on fait tenir à des dessous plus ou moins structurés, présentent des avantages non négligeables, en terme d’image, certes, mais aussi – mais oui ! – de confort. Ces filles et ces femmes détestent les collants, paradoxalement ressentis aujourd’hui comme des trucs de mémés, peu hygiéniques et… pas du tout sexy. Elles revendiquent un look plus raffiné et tiennent à affirmer non sans fierté leur identité de femme. On porte en 2012 beaucoup, plus de jupes qu’en 1980 ou qu’en 1990, c’est un signe qui ne trompe pas. Certaines osent même le pari de carrément renoncer aux pantalons – sauf cas d’urgence !
La plupart d’entre elles s’inspirent peu ou prou de la mode des années 50, quelques-unes développant avec la complicité de leurs compagnons une réelle fascination pour les objets et le style de vie de cette époque, ressentie, à tort ou à raison, comme plus heureuse, peut-être plus rassurante aussi. Les plus convaincues n’hésitent pas à adopter, sous la jupe ou la robe portée au genou, les bas, les porte-jarretelles, souvent même les gaines, qui vont avec, revendiquant leur choix et l’exposant avec une certaine ferveur dans des blogs très lookés.
Qu’on ne s’y trompe pas : rien de nostalgique dans cette attitude ! Ces néo-baby-boomers n’ont pas connu la période qui les inspire… Il s’agit d’autre chose. La revendication d’une certaine complication (au sens horloger du terme). Le plaisir de vivre en décalage… d’oser aller à contre courant. En ce sens il s’agit d’une sorte de mise en perspective, voire de mise en scène, de ce qui unit, ou désunit une société : ces filles et ces femmes qui choisissent de porter les bas et les jupes que leurs grand-mères ont jetés par-dessus les moulins sont aussi celles qui participent pleinement aux défis et aux questionnements qui caractérisent notre société post-industrielle ! Porter une jupe et des bas n’empêche pas d’envoyer paître son mec ou de décider à pied d’égalité avec celui-ci. Les choses ont bien changé depuis 1950, et il faut s’en féliciter !
Je souhaite à toutes celles qui me lisent plein de jolis dessous sous le sapin de Noël, et des moments privilégiés de complicité amoureuse – en bas, bien sûr!