Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
En règle générale, les hommes apprécient que leur chérie privilégie robes, jupes et dessous considérés comme spécifiquement féminins. On peut trouver cela saugrenu, injuste ou incompréhensible, mais c’est un fait. Et les faits sont têtus. Résultat : nombreuses sont les filles qui, pour faire plaisir à leur chéri, font de temps en temps l’effort, pour des occasions spéciales, de se mettre en jupe et de porter des collants, parfois (de plus en plus souvent) des bas « stay up ». Certaines vont même jusqu’à essayer les jarretelles, qui restent, dans l’imaginaire masculin, un condensé d’érotisme inégalé.
Le principal problème, c’est que, si on n’a pas un peu d’expérience, il est délicat, et parfois carrément décourageant, de vouloir se mettre aux bas classiques et aux dessous plus ou moins structurés inventés pour les tenir bien tendus sur la jambe. A 18 ou à 20 ans, c’est souvent déjà trop tard : on a porté des jeans, parfois des collants, pendant plusieurs années, on a pris le pli, et on supporte avec peine des dessous plus complexes et contraignants ! Combien de guêpières ou de bustiers acquis à grand frais pour un mariage ou reçu d’un amant un peu trop zélé finissent, après une journée supportée avec plus ou moins de bravoure, au fond de l’armoire ou sur les sites de revente ?
Autrefois, les filles échangeaient avec joie, vers 14 ans, parfois un peu avant, leurs chaussettes d’écolière pour des bas fins (en général des bas mousse, plus faciles à porter et moins délicats). A l’âge où, de nos jours encore, les filles rêvent maquillage, escarpins et tout accessoire accentuant leur identité naissante de femme, il est beaucoup plus facile de les aider à franchir le pas. Mettre des robes, des bas, des souliers plus fins, cela signifie aussi des gestes plus contrôlés, une façon de s’asseoir, de marcher… Tout cela doit s’apprendre. Et tout cela s’apprenait, tout naturellement, au contact d’une grande sœur, d’une mère, voire des stars du cinéma. Quelle mère aurait aujourd’hui le courage de suggérer à une fille de 14 ans d’essayer de porter des bas? L’image négative véhiculée par le monde de l’érotisme facile et de la pornographie, et surtout la crainte de subir les avances d’obsédés sexuels malintentionnés, rend impossible une telle expérience. Les mères n’ayant elles-mêmes pour la plupart aucune pratique régulière des bas classiques, et donc ne les envisageant pas comme une alternative réaliste aux pantalons et aux collants, la situation semble réellement désespérée!
Tout cela n’est pas bien grave, je le concède. Il y a certainement des choses plus importantes à faire passer dans l’éducation d’une fille. Mais, peut-être, ce genre d’expérience de vie n’est-il pas aussi déconnecté de la réalité qu’il pourrait sembler. Après les révoltes inévitables des dernières années de l’adolescence, la fille qui a appris à mettre des bas et à en supporter la tendre contrainte y reviendra sans arrière-pensée, pour son plaisir et celui de son homme. Elle aura, comme on dit aux échecs, un coup d’avance. Et c’est souvent comme ça que les parties se gagnent !