Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
Je n’ai jamais eu de problème avec les fringues. Je porte de tout, pantalons bien coupés, jeans, jupes, robes, selon les humeurs et les occasions qui se présentent. Au niveau bas, je porte en règle général des collants, comme la plupart des femmes je crois. J’ai essayé les stay up, moins enveloppant quand la température est relativement douce, sans vraiment y accrocher, n’appréciant que moyennement le contact de la bande adhésive sur la cuisse et en permanence sur mes gardes, ne leur faisant pas vraiment confiance… Les bas, j’ai longtemps trouvé cela plutôt compliqué, voire limite vulgaire ; le genre destiné au premier chef à réveiller Popol, plus fait pour lui que pour moi. Cela ne me tentait pas du tout. Jusqu’à ce que je sorte avec un mec qui m’en a offert une paire, avec un porte-jarretelles assorti assez mimi. J’ai remercié poliment et rangé soigneusement la chose, refusant l’essayage immédiat qu’on attendait de moi, dans l’espoir que chéri penserait vite à autre chose. Mais cela peut être têtu, un homme, je le confirme pour celles qui en doutent encore. Il m’a cassé les pieds jusqu’à ce que je veuille bien les enfiler dans ces fameux bas nylons. Drôle de sensation, en fait. Une certaine douceur. La sensation d’un léger flottement : pas vraiment la même chose que mes chers collants, plus enveloppants. Le porte-jarretelles, j’avoue que ça a été un peu galère pour le mettre et accrocher les jarretelles aux bas, n’ayant aucune idée de comment m’y prendre. Mais bon, j’y suis arrivée. Par un miracle que j’ai de la peine à comprendre, la taille de la ceinture et des bas était presque parfaite : chapeau pour mon mon chéri, que j’imagine avec un certain plaisir faire cet achat tout seul, comme un grand, pétri d’émotion et de désir…
Même si le confort n’était pas trop top (j’avais l’impression de ne pas être vraiment habillée, et j’étais persuadée que les jarretelles allaient se décrocher tôt ou tard), cette première expérience des bas, entre quatre murs, a réveillé une facette de moi-même que je ne connaissais pas. Inconsciemment, on ne bouge pas de la même manière quand on a des bas. Cela implique une gestique différente. Et puis surtout, j’avais l’impression de ressentir beaucoup plus fortement mon sexe, psychologiquement, mais aussi physiquement. Les sensations induites par le fait de porter des bas tendus sur un porte-jarretelles, même si rien ne se voit de l’extérieur, sont assez surprenantes. Quant à chéri, il était sur orbite ! Nous avons passé ce soir là des moments à la fois tendres et complices, torrides aussi…
Depuis lors, il m’arrive de porter des bas pour des soirées un peu « spéciales », rarement à l’extérieur toutefois (mais cela arrive, de plus en plus souvent même !). J’ai fait l’emplette sur le net de deux porte-jarretelles, un noir l’autre blanc, un peu moins mignons mais plus fonctionnels (jarretelles plus larges, meilleure tenue) que celui reçu en cadeau. Si je ne suis pas devenue une inconditionnelle, je dois avouer que chaque fois que je mets mes bas, je ressens le même trouble, et cela n’est pas pour me déplaire – ni à mon chéri…