Blog consacré au "revival" de la lingerie glamour
Accessoire privilégié
de la glam’ attitude, le bas couture (Fully fashioned stocking) fascine autant les femmes que les hommes. Associé à des souliers à talons, il évoque la grande époque des stars d’Hollywood et renvoie à une société ou la différenciation des genres atteint toute son ampleur et « booste » la libido tout en dégageant un parfum de classe totale.
Il faut bien avouer que l’effet visuel d’une couture –discrète si possible- est splendide ; certaines prétendent que cela affine la jambe. Peut-être. Mais c’est surtout comme un trait de rimel sulignant la jambe, une invitation à découvrir le monde raffiné et complexe des dessous féminins.
Les belles l’avaient bien compris qui, durant les années de pénurie de la dernière guerre mondiale, ne pouvaient concevoir de sortir sans bas et se dessinaient au crayon une couture sur les jambes teintes !
Paradoxe amusant, j’ai lu que certaines communautés juives très strictes imposent le port des bas couture traditionnels afin que la règle qui veut qu’une femme ne sorte pas jambes nues soit plus aisément vérifiable… Un comble !
Ceci posé, maîtriser ce type de bas pour une novice n’est de loin pas évident, surtout si la glamoureuse en question n’a pas une certaine expérience dans les bas jarretelles « normaux » (RHT stockings, pour « reinforced heel and toe », pointe et talon renforcés).
Quelques conseils :
- Les vrais bas couture 100% nylon doivent être préférés aux faux bas couture (modèles où la couture n’est pas constitutive de processus de fabrication mais ajoutée après coup comme décoration) ; on les reconnaît au petit trou sur le revers du bas., utilisé lors de la fabrication pour les retourner.
- Eviter les couleurs spéciales : le bas couture doit rester « classe » ; la couture est déjà une chose spéciale, il n’est pas de bon ton d’en rajouter.
- Privilégier les jupes et robes pas trop courtes (pour des raisons de confort et de décence)
- Le plus important avec les bas couture, c’est d’assurer une tension entre les jarretelles et le bas suffisamment forte tout en gardant une certaine élasticité ; de nombreux porte-jarretelles destinés à un usage de « boudoir » ont des rubans trop fins ; le mieux, de l’avis de nombreuses adeptes, c’est la gaine vintage, ouverte à l’entrejambe, avec 4 ou 6 jarretelles ; étant donné que ces gaines descendent relativement bas, il faut trouver le modèle adapté et la bonne longueur pour que la tension soit parfaite, au risque sinon de voir ses magnifiques bas tourner sans cesse sur la jambe et faire des plis, ce qui n’est pas très rassurant ni seyant.
Bref, tout cela n’est pas simple et demande autant d’attention que de temps. Et surtout, cela demande de l’habitude, soit une pratique relativement régulière.
Pour la pratique quotidienne, les bas sans couture restent les plus faciles à dompter, et tant pis (ou tant mieux ?) si les passants ne se retournent pas sur votre passage!